Agnès McLaren, pionnière diplômée de la faculté de médecine de Montpellier
Ce vendredi 9 octobre, ici.fr revient sur le parcours d’Agnès McLaren, présentée comme la première femme diplômée de la faculté de médecine de Montpellier. Cette Écossaise protestante, issue d’un milieu aisé et engagé, a dû franchir de nombreux obstacles pour étudier la médecine.
Dès les années 1860, elle milite pour le droit de vote des femmes. En Écosse, l’hostilité envers les étudiantes en médecine la conduit à partir en France. Le cardinal Manning la recommande alors à Mgr de Cabrières, évêque de Montpellier.
Un diplôme obtenu en 1878
L’accueil réservé aux étudiantes en médecine n’est pas particulièrement favorable en France non plus. Mais Agnès McLaren peut s’inscrire grâce au soutien de Mgr de Cabrières, ainsi que de quelques médecins et professeurs de médecine, selon ici.fr.
En 1878, elle devient la première femme diplômée de la faculté de médecine de Montpellier. Elle ouvre ensuite un cabinet à Cannes.
Un engagement poursuivi au-delà de Montpellier
Convertie au catholicisme à 61 ans, Agnès McLaren découvre que de nombreuses femmes d’Inde britannique ne peuvent pas recevoir de soins dispensés par des hommes. Elle s’engage alors pour la construction d’hôpitaux et pour permettre à des religieuses d’exercer la médecine.
Son parcours inspire notamment l’Australienne Mary Glowrey, première religieuse à exercer la médecine, et l’Autrichienne Anna Maria Dengel, fondatrice des Medical Mission Sisters, une congrégation de sœurs médecins et infirmières. Agnès McLaren meurt en 1913.
À Montpellier, la faculté de médecine a donné son nom à une salle de simulation d’accouchement et à un prix récompensant des thèses sur la santé des femmes précaires.
Source : ici.fr



