L’Arbre blanc de Montpellier : la tour de Sou Fujimoto et ses 193 balcons
L’Arbre blanc est un immeuble résidentiel de 56 mètres et 17 étages, au bord du Lez, à Port Marianne. Conçu par le Japonais Sou Fujimoto avec Nicolas Laisné, Dimitri Roussel et OXO Architectes, il a été livré en mars 2019 et inauguré le 20 juin 2019. Ses 193 balcons en font l’un des symboles de la ville.

| Type | Immeuble de logements |
|---|---|
| Adresse | avenue Pierre-Mendès-France, Richter, Montpellier |
| Architectes | Sou Fujimoto Architects, Nicolas Laisné, Dimitri Roussel, OXO Architectes |
| Hauteur | 56 mètres, 17 étages |
| Balcons | 193, avec des porte-à-faux jusqu’à 7,5 mètres |
| Surface | 10 500 m² de plancher sur 2 525 m² au sol |
| Livraison | mars 2019 ; inauguration le 20 juin 2019 |
| Coût | 45 millions d’euros |
Une folie du XXIe siècle
En 2012, la ville de Montpellier lance le projet des « Folies du XXIe siècle », en écho aux folies du XVIIIe siècle bâties par les notables autour de la ville. En 2013, elle ouvre un appel d’offres pour la « folie architecturale de Richter ». Le projet « l’Arbre blanc » de Sou Fujimoto est retenu en mars 2014. C’est le premier projet français de l’architecte japonais. L’équipe, constituée à peine dix jours avant la remise des dossiers, l’emporte face à de grands promoteurs comme Bouygues Immobilier et Vinci Immobilier.
Sur les douze folies prévues, seules deux voient le jour : l’Arbre blanc et la Folie divine de Farshid Moussavi. Le projet est abandonné après l’élection de Philippe Saurel. Élu en 2020, Michaël Delafosse relance en 2022 l’idée d’immeubles à l’architecture audacieuse.
L’immeuble remplace un bâtiment de bureaux de deux étages, de 700 m² au sol, qui reprenait le style architectural d’Antigone. Une semaine après le début de la commercialisation en 2015, la moitié des logements est vendue. Le permis de construire est délivré le 23 juin 2015 et la première pierre est posée le 9 juin 2016.
Un cerisier du Japon en pierre blanche
L’architecture s’inspire de la nature et mêle les cultures française et japonaise. L’immeuble se présente comme un cerisier du Japon : les balcons sont les branches, le blanc rappelle les pierres du sud de la France, et le raffinement rappelle le Japon. Le bâtiment utilise de l’aluminium laqué. Les lignes courbes évoquent, selon les architectes, « une forme naturelle que l’eau ou le vent serait venu creuser, sculpter au fil du temps ». Elles suivent le tracé du Lez.
L’apparence du bâtiment change avec la lumière. L’immeuble régule aussi la chaleur : il la bloque en été et laisse entrer le soleil en hiver, ce qui économise de l’énergie. La façade est couverte à 45 % de surfaces vitrées.
193 balcons en porte-à-faux
La façade porte 193 balcons et des pergolas en porte-à-faux, jusqu’à 7,5 mètres de long et 5 mètres de large, pour 18 à 42 m². Chaque appartement dispose d’un à trois balcons, et la surface de balcon égale au moins la moitié de celle des logements. L’architecte explique qu’on peut, depuis un balcon, voir ceux des voisins pour recréer des sentiments de voisinage, tout en gardant des distances qui préservent l’espace personnel.
Ces porte-à-faux supportent jusqu’à 350 kilos au mètre carré. Ils sont une première mondiale et ont demandé plusieurs procédés nouveaux, dont une technique de pose inspirée des ponts-levis et une plateforme à contrepoids motorisée portée par une grue. Plus de 600 tonnes d’acier ont servi à la charpente métallique. Le chantier a mobilisé 15 corps de métier et jusqu’à 1 500 personnes.
Ce que contient la tour
L’immeuble compte 113 logements : des 2 et 3 pièces sur les six premiers étages, des 3 à 5 pièces au-dessus. Il abrite aussi une galerie d’art, un espace de coworking au premier étage, un restaurant au rez-de-chaussée et un bar en rooftop de 670 m² au dernier étage. Trois niveaux de sous-sol offrent 144 places de parking et une cinquantaine de caves.
Les logements ont une conception modulable : les acheteurs ont choisi parmi un large catalogue d’options et de plans. Maîtrise d’ouvrage et d’œuvre réunissent notamment les promoteurs Opalia, Promeo Patrimoine, Evolis Promotion et Crédit Agricole Immobilier Languedoc-Roussillon.
Récompenses et succès public
Dès 2017, l’Arbre blanc reçoit le grand prix régional des Pyramides d’argent de la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Méditerranée. En 2020, le site d’architecture ArchDaily lui décerne le titre de « plus bel immeuble résidentiel du monde ». En 2021, il reçoit le Best Tall Building Award of Excellence du Council on Tall Buildings and Urban Habitat.
L’immeuble est régulièrement photographié et très partagé sur les réseaux sociaux. Selon la ville, plus de 300 articles de presse française et étrangère lui ont été consacrés, dont un dans le New York Times. Pour l’architecte Nicolas Laisné, un tel engouement est rare pour un immeuble résidentiel. Il est devenu un symbole de la ville. Notre article sur le design organique de l’Arbre blanc détaille son esthétique.
Accès et visite
L’Arbre blanc se dresse au bord du Lez, près du pont Juvénal, entre les quartiers d’Antigone et de Port Marianne. La ligne A du Bustram s’arrête devant l’immeuble. L’Arbre blanc fait partie du parcours touristique « Montpellier Contemporain ».
L’immeuble est privé : on l’admire depuis l’extérieur, notamment depuis la rive du Lez. Le restaurant et le rooftop sont ouverts à leurs clients.
Plan et accès
À pied depuis l’Arbre blanc
- Bureau d’octroi du pont Juvénal, à 2 minutes à pied
- Quartier Antigone, à 10 minutes à pied
- Chapelle des Cordeliers, à 20 minutes à pied
Où dormir à proximité
Hôtels classés les plus proches, selon le classement Atout France :
- Hôtel Mercure Montpellier Centre Antigone (4 étoiles), à 8 minutes à pied
- Hôtel Novotel Suites Montpellier (4 étoiles), à 9 minutes à pied
- Résidence Goélia Sun City (3 étoiles), à 9 minutes à pied
Questions fréquentes
Qui a dessiné l’Arbre blanc de Montpellier ?
Le Japonais Sou Fujimoto, avec les architectes parisiens Nicolas Laisné, Dimitri Roussel et OXO Architectes. C’est le premier projet français de Sou Fujimoto.
Quelle est la hauteur de l’Arbre blanc ?
56 mètres, sur 17 étages. L’immeuble compte 193 balcons et 113 logements.
Peut-on visiter l’Arbre blanc ?
C’est un immeuble résidentiel privé. On l’admire de l’extérieur. Le restaurant du rez-de-chaussée et le bar en rooftop accueillent leur clientèle.
Quand l’Arbre blanc a-t-il été construit ?
La première pierre est posée le 9 juin 2016. L’immeuble est livré en mars 2019 et inauguré le 20 juin 2019.
Combien a coûté l’Arbre blanc ?
Le coût de l’immeuble est de 45 millions d’euros, d’après Wikipédia.
Pour aller plus loin
Retrouvez toutes les fiches dans le guide des monuments de Montpellier, sur la carte du patrimoine ou dans l’itinéraire de visite en 1, 2 ou 3 jours. La méthode de collecte est expliquée sur la page du guide.
Sources : calculs de marche : OpenStreetMap; Wikipédia (article « L’Arbre blanc (Montpellier) », licence CC BY-SA 4.0). Relevé du 22 octobre 2026.