Jardin des plantes de Montpellier : le plus ancien jardin botanique de France

Le jardin des plantes de Montpellier est le plus ancien jardin botanique de France. Henri IV l’a fondé par lettres patentes du 8 décembre 1593, pour Pierre Richer de Belleval. Il couvre 4,6 hectares, il est classé monument historique depuis le 3 septembre 1992, et l’entrée est gratuite.

Jardin des plantes à Montpellier
Jardin des plantes : photo Esculapio, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons
Données clés
Type Jardin botanique
Époque XVIe, XVIIe, XIXe et XXe siècles
Fondation 8 décembre 1593, lettres patentes d’Henri IV
Superficie 4,6 hectares (46 460 m²)
Collections 2 200 espèces en plein air dont 760 arbres ; 1 000 espèces en serres
Protection site naturel classé le 12 février 1982 ; monument historique classé le 3 septembre 1992 ; « Jardin remarquable » depuis 2022
Entrée gratuite

Un jardin royal pour soigner et enseigner

Par lettres patentes du 8 décembre 1593, Henri IV confie à Pierre Richer de Belleval la création à Montpellier d’un jardin royal « pour y mettre les simples et toute sorte de plantes que l’on pourra recouvrer tant étrangères que domestiques ». Le roi crée en même temps une chaire d’anatomie et d’explication des simples. Richer, reçu à la cour sur la recommandation du médecin du roi Jean d’Ailleboust, avait plaidé pour un jardin botanique à l’italienne, sur le modèle de celui de Padoue.

Le jardin de Montpellier est plus ancien que ceux de Strasbourg (1619), de Paris (1635) et de Caen (1736). Il vient en revanche après ceux de Pise (1544), de Florence (1545) et de Bologne (1568). Il est destiné à l’enseignement de la botanique aux étudiants en médecine de la faculté voisine. La notice Mérimée souligne qu’il a été le premier jardin botanique à présenter les plantes de façon systématique.

Un jardin qui reproduit les milieux naturels

Le projet de Richer dépasse vite les seules plantes médicinales, ces « simples » que l’on enseigne aux futurs médecins et apothicaires. Il devient un véritable outil d’étude botanique. Richer publie le catalogue du jardin en 1598. Les guerres de religion détruisent pourtant le jardin lors du siège de la ville, en 1622, et Richer de Belleval doit tout reprendre à zéro.

Au début du XVIIe siècle, le jardin était précurseur : il reproduisait des milieux variés, ombragé, ensoleillé, humide, sablonneux, pierreux, et réservait un emplacement aux plantes exotiques. C’est cette manière de regarder la diversité du monde végétal qui lui a donné sa place dans l’histoire de la botanique.

Serres, orangerie et agrandissements

La notice Mérimée cite les équipements d’acclimatation du jardin : la première serre chaude en 1757, l’orangerie en 1804 et le jardin d’hiver en 1887. Selon Wikipédia, l’orangerie est construite entre 1802 et 1806 par Claude-Mathieu Delagardette, après une dizaine d’années de demandes du botaniste Antoine Gouan.

En 1851, le botaniste Charles Frédéric Martins devient directeur du jardin. Il le dirige jusqu’en 1879 et fait construire en 1860 une grande serre qui porte son nom. Le jardin a été partiellement détruit à plusieurs reprises, notamment en 1622 et en 1943, puis amputé de sa partie méridionale. Il s’agrandit en plusieurs étapes au XIXe siècle, en 1810 et en 1859 notamment.

Le portail sud, érigé entre 1841 et 1847 à l’initiative du maire Guillaume Granier, était fermé depuis vingt ans. Il a rouvert en 2025 après une importante restauration. L’Institut de botanique, construit en 1889 par le professeur Charles Flahault, jouxte le jardin et abrite aujourd’hui le siège de l’université de Montpellier.

Ce que l’on y voit

Le jardin compte 2 200 espèces de végétaux à ciel ouvert, dont 760 arbres, et 1 000 espèces sous serre. Les serres Planchon comprennent cinq chapelles, dont la plus grande est consacrée aux plantes d’Amérique du Sud. La serre Martins abrite des cactées et des plantes succulentes, et la serre Harant des arbustes tropicaux.

La statuaire est importante : une quinzaine de bustes de médecins-naturalistes qui ont travaillé au jardin, le monument à Rabelais (1921), une statue de Carl von Linné et le tombeau légendaire de Narcissa (1785-1810), fille du poète Edward Young. Chaque année, le jardin accueille 3 000 élèves en visite scolaire et 200 étudiants en pharmacie et en sciences. Il organise aussi Primavera, une exposition et vente de plantes rares, l’avant-dernier dimanche de mars.

Un patrimoine protégé

Le jardin est classé site naturel depuis le 12 février 1982, classé monument historique depuis le 3 septembre 1992, et labellisé « Jardin remarquable » depuis 2022. Il appartient à l’État, il est affecté à l’université de Montpellier et géré par la faculté de médecine. Son directeur, depuis 2024, est le professeur John De Vos.

La Maison de l’intendance du jardin des plantes, située dans le jardin de la Reine, a été retenue en 2022 comme l’un des projets emblématiques du loto du patrimoine. À proximité immédiate, vous pouvez aussi voir la faculté de médecine et la cathédrale Saint-Pierre.

Horaires et accès

Selon Wikipédia (relevé du 22 octobre 2026), le jardin se visite du mardi au dimanche. En été, du 1er juin au 30 septembre, il ouvre de 12 h à 20 h. En hiver, du 1er octobre au 31 mai, il ouvre de 12 h à 18 h. L’entrée est gratuite.

Le jardin est accessible en tramway aux arrêts « Place Albert Ier – Saint-Charles » (lignes 1 et 5), « Albert Ier – Jardin des Plantes » et « Peyrou – Arc de Triomphe » (lignes 4 et 5). Les lignes de bus 6 et 7 s’y arrêtent, et une station Vélomagg’ se trouve devant l’entrée « Albert Ier – Cathédrale ». Un accès est aménagé pour les personnes à mobilité réduite, sur demande au personnel.

Plan et accès

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Questions fréquentes

Le jardin des plantes de Montpellier est-il gratuit ?

Oui, l’entrée est gratuite. Le jardin est ouvert du mardi au dimanche, de 12 h à 20 h en été et de 12 h à 18 h en hiver, d’après Wikipédia.

Depuis quand existe le jardin des plantes de Montpellier ?

Depuis le 8 décembre 1593, date des lettres patentes d’Henri IV en faveur de Pierre Richer de Belleval. C’est le plus ancien jardin botanique de France.

Quelle est la taille du jardin ?

4,6 hectares, soit 46 460 m². On y compte 2 200 espèces en plein air, dont 760 arbres, et 1 000 espèces sous serre.

Le jardin est-il classé monument historique ?

Oui, depuis le 3 septembre 1992. Il est aussi classé site naturel depuis le 12 février 1982 et labellisé « Jardin remarquable » depuis 2022.

Qui gère le jardin des plantes ?

La faculté de médecine de Montpellier, pour le compte de l’université de Montpellier. Le jardin appartient à l’État.

Pour aller plus loin

Retrouvez toutes les fiches dans le guide des monuments de Montpellier, sur la carte du patrimoine ou dans l’itinéraire de visite en 1, 2 ou 3 jours. La méthode de collecte est expliquée sur la page du guide.

Sources : base Mérimée du ministère de la Culture, notice PA00103773; calculs de marche : OpenStreetMap; Wikipédia (article « Jardin des plantes de Montpellier », licence CC BY-SA 4.0) ; notice Mérimée PA00103773. Relevé du 22 octobre 2026.

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