Tour des Pins de Montpellier : le rempart, les pins et la prédiction de Nostradamus

La tour des Pins est l’un des vestiges des vingt-cinq tours de l’enceinte médiévale de Montpellier, bâtie à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe. Elle se dresse boulevard Henri-IV et porte des pins sur sa plateforme. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 21 décembre 1925.

Tour des Pins à Montpellier
Tour des Pins : photo Vpe, domaine public, Wikimedia Commons
Données clés
Type Édifice fortifié
Époque XIIe et XIVe siècles
Protection 21 décembre 1925 : inscrit
Usage actuel Centre d’archives
Adresse boulevard Henri-IV, Montpellier
Hauteur d’origine 29 mètres, quatre de moins depuis le remblaiement du fossé en 1778
Inscription 21 décembre 1925
Occupants depuis 2003 confrérie des Barons de Caravètes et La Garriga

Un vestige de l’enceinte médiévale

La tour des Pins fait partie des vingt-cinq tours de l’enceinte fortifiée qui protégeait la ville à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle. Avec la tour de la Babote, la porte de la Blanquerie et la porte du Pila Saint-Gély, c’est l’un des derniers vestiges de ces remparts. Haute de vingt-neuf mètres à l’origine, elle surplombait un fossé. Son remblaiement, en 1778, lui a fait perdre quatre mètres.

La notice Mérimée date l’édifice des XIIe et XIVe siècles et le décrit comme un édifice fortifié.

Habitation, prison, asile, archives

Sa fonction défensive est abandonnée en 1592, date à laquelle elle est transformée en habitation. En 1792, sous la Révolution, elle devient une prison. La ville de Montpellier l’achète sous l’Empire, en 1809, pour y installer un asile de jeunes filles repenties. Les sœurs Noires leur succèdent jusqu’en 1836, puis les sœurs de la Madeleine jusqu’en 1861.

En 1886, les archives municipales y sont transférées après une restauration complète. Depuis 2003, la tour abrite deux associations de la tradition montpelliéraine : la confrérie des Barons de Caravètes et La Garriga.

Pourquoi « des Pins » ?

La présence de pins au sommet de la tour lui a donné son nom au début du XVIIIe siècle. Leur croissance s’explique par les conditions atmosphériques et la terre accumulée entre les dalles de la plateforme.

Une prédiction attribuée à Nostradamus, ancien étudiant de la faculté de médecine de Montpellier, annonce que « lorsque les pins disparaîtront, la cité périra ». Les habitants ont vite fait le lien avec la tour. En 1828, la chute de l’un des arbres n’a pourtant rien changé à la vie de la ville. Les pins sont soigneusement entretenus et remplacés par la municipalité quand ils meurent, le dernier remplacement datant de 1960.

Une plaque pour Jacques Ier d’Aragon

Sur la façade du boulevard Henri-IV, une plaque en occitan célèbre le souvenir de Jacques Ier d’Aragon, né à Montpellier en 1208 et seigneur de la ville par sa mère, Marie de Montpellier.

Voir la tour

La tour se voit depuis le boulevard Henri-IV, à côté du jardin de la tour des Pins et de la faculté de médecine. Elle est occupée par des associations et ne se visite pas librement. Elle fait partie, avec la tour de la Babote, des deux grands vestiges de l’enceinte que l’on peut rejoindre à pied depuis le centre.

Plan et accès

Ouvrir dans Google Maps

À pied depuis la tour des Pins

Où dormir à proximité

Hôtels classés les plus proches, selon le classement Atout France :

Questions fréquentes

Pourquoi la tour des Pins s’appelle-t-elle ainsi ?

Des pins poussent sur sa plateforme. Le nom date du début du XVIIIe siècle.

Que dit la prédiction de Nostradamus ?

« Lorsque les pins disparaîtront, la cité périra. » La chute d’un pin en 1828 n’a rien changé, et la municipalité remplace les arbres qui meurent.

La tour des Pins est-elle protégée ?

Oui, elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 21 décembre 1925.

Peut-on visiter la tour des Pins ?

La tour abrite deux associations depuis 2003. On l’admire de l’extérieur, depuis le boulevard Henri-IV.

Pour aller plus loin

Retrouvez toutes les fiches dans le guide des monuments de Montpellier, sur la carte du patrimoine ou dans l’itinéraire de visite en 1, 2 ou 3 jours. La méthode de collecte est expliquée sur la page du guide.

Sources : base Mérimée du ministère de la Culture, notice PA00103610; calculs de marche : OpenStreetMap; Wikipédia (article « Tour des Pins », licence CC BY-SA 4.0) ; notice Mérimée PA00103610. Relevé du 22 octobre 2026.

Retour en haut